đŸŒ„ïž L Inconscient N Est Il Qu Une Conscience Obscurcie

RĂ©sultatspour la requĂȘte : conscience inconscient. Mots clĂ©s de votre sujet. Accueil L'inconscient n'est-il qu'une conscience obscurcie ? 4 pages - 1,80 € L'inconscient permet-il autant que la conscience de dĂ©finir l'homme ? 6 pages - 1,80 € Les lacunes de la conscience justifient-elles l'existence de l'inconscient ? (ProblĂ©matique et textes) 11 pages - 1,80 € Linconscient n‘est donc pas une conscience obscurcie. Il constitue une vĂ©ritable instance du psychisme. Freud qualifie de prĂ©conscientes, les pensĂ©es, les souvenirs qui sont temporairement absents de la conscience mais qui peuvent revenir Ă  tout moment Ă  la conscience. Et il le fait, pour les distinguer des contenus qui sont Rechercheparmi 274 000+ dissertations. Sujet : « Peut-on connaĂźtre l'inconscient ? ». Pour connaĂźtre l'inconscient il faudrait que ce soit, en quelque sorte un fait observable, puisque connaĂźtre c'est dĂ©terminer une intuition sensible par un concept or l'inconscient est l'ensemble de phĂ©nomĂšnes psychiques inaccessibles Ă  la conscience LecorrigĂ© du sujet " Peut-il y avoir une science de l'inconscient ?" a obtenu la note de : 9 / 10. Sujets connexes : l'inconscient n'est-il qu'une conscience obscurcie ? Puis-je savoir que je suis libre, du seul fait que j'en ai conscience ? Peut-il y avoir une science de l'inconscient ? Peut-il y avoir de mauvais usages de la raison ? Avoir conscience, est-ce toujours choisir ? Cardans notre vie courante, prĂ©fĂ©rer la conscience est une Ă©vidence : ainsi quelqu'un d' « inconscient » est dĂ©crit comme irresponsable, manquant Ă  un devoir de conscience qui permettrait de mener une vie humaine normale. La conscience est donc d'emblĂ©e prĂ©sentĂ©e comme prĂ©fĂ©rable, Ă  un tel point que la question d'un choix de la conscience contre LapremiĂšre chose Ă  faire pour dĂ©terminer si quelqu’un dort ou s’il est dans un Ă©tat d’inconscience est de vĂ©rifier s’il est rĂ©actif. Essayez de lui parler, de le secouer doucement ou de faire un bruit fort. S’il ne se rĂ©veille pas aprĂšs tout cela, vous devez rapidement vĂ©rifier sa respiration. En outre, vĂ©rifiez s’il manifeste des symptĂŽmes qui peuvent attester qu’il Linconscient n’est donc pas une conscience obscurcie. Il constitue une vĂ©ritable instance du psychisme. Freud qualifie de prĂ©conscients les pensĂ©es, les souvenirs qui sont temporairement absents de la conscience, mais qui peuvent y revenir Ă  tout moment. Il le fait pour les distinguer des contenus qui sont vĂ©ritablement inconscients. L'inconscient est le psychique lui-mĂȘme et son essentielle rĂ©alitĂ©. Sa nature intime nous est aussi inconnue que la rĂ©alitĂ© du monde extĂ©rieur, et la conscience nous renseigne sur lui d'une maniĂšre aussi incomplĂšte que nos organes des sens sur le monde extĂ©rieur." Freud, L'interprĂ©tation des rĂȘves, PUF, page 52 Linconscient personnel que dĂ©crit Jung dans Les Racines de la conscience (p.31, 187,501) n’est pas Ă©loignĂ© de l’inconscient freudien mais plus flou parce qu’il est en relation avec des strates irreprĂ©sentables : « Cet inconscient ainsi dĂ©fini dĂ©crit un Ă©tat de fait extraordinairement flou : tout ce que je sais, mais Ă  quoi je Linconscient n'est-il qu'une conscience obscurcie ? L'idĂ©e d'inconscient exclut-elle l'idĂ©e de libertĂ© ? Quelle conception de l'homme 12 juillet 2010 ∙ 2 minutes de lecture. Sujet de Dissertation sur la Notion de Conscience. La conscience est-elle source d'illusions ? La mauvaise conscience est-elle chose bienfaisante ? L'inconscient n'est-il qu'une Linconscient n'est-il qu'une conscience obscurcie ? Sujet 3618 L'inconscient parle en nous. Que faut-il penser de cette expression ? Sujet 103549 L'inconscient permet-il autant que la conscience de dĂ©finir l'homme ? Sujet 382 L'inconscient permet-il autant que la conscience de dĂ©finir l'homme ? Sujet 5957 L'inconscient permet-il, autant que la conscience, de dĂ©finir Rejoinsl’entretien 507 du 22-8-1938 oĂč une personne dit qu’étant une individualitĂ©, il ne peut pas voir les autres dans son sommeil, « mais je les vois en ce moment ». - Maharshi : Il n’y a aucun doute Ă  cela. Mais celui qui voit en ce moment et celui qui ne voit pas dans le sommeil c’est vous – toujours le mĂȘme individu Laconscience est un pouvoir de reprĂ©sentation permettant Ă  l'homme d'avoir la connaissance des choses et de lui-mĂȘme. Il sait qu'elles existent et il a la connaissance immĂ©diate de sa propre existence ainsi que de ses Ă©tats et de ses actes. Le terme signifie Ă©tymologiquement « avec la connaissance de ». La conscience est un savoir Cest la somme de ces petites perceptions qui, atteignant une certaine intensitĂ©, provoque l’aperception, c’est-Ă -dire la conscience de percevoir. Mais c’est avec les philosophes de la Nature et, en premier, lieu Friedrich Schelling (1775-1854), que la notion d’inconscient trouve sa premiĂšre formulation explicite. Toutefois dans notre inconscient, il y a une partie agissante qu'on appelle le subconscient. Le subconscient a tous les pouvoirs, toutes les possibilitĂ©s, toutes les connaissances. Rien ne lui est impossible. Le subconscient orchestre, coordonne et rĂ©git toutes les fonctions organiques et vĂ©gĂ©tatives et gouverne notre conscient dans presque tout. Si le subconscient n'est pas uOdY1. PubliĂ©e dans Science, une Ă©tude expĂ©rimentale amĂ©ricaine suggĂšre que si, au dĂ©but d’une relation, notre esprit peut se convaincre de la soliditĂ© future du couple ainsi formĂ©, notre subconscient, lui, flaire’ l’issue rĂ©elle des choses - quelle qu’elle soit - dĂšs le dĂ©but. Sommes-nous en mesure de dĂ©terminer Ă  l’avance le devenir de notre couple lorsque nous faisons la connaissance de notre future partenaire ? Oui, mais notre inconscient est, Ă  cet Ă©gard, beaucoup plus fiable que notre esprit conscient ! Ce dernier peut en effet s’autosuggestionner sans mĂȘme que nous nous en rendions compte, rĂ©pondent des chercheurs de l’UniversitĂ© d'Ă©tat de Floride. Pour donner cette rĂ©ponse, ces psychologues ont effectuĂ© des tests en la matiĂšre sur 135 couples de jeunes mariĂ©s. Chaque membre du couple devait, d’une part, rĂ©pondre Ă  un questionnaire censĂ© Ă©valuer ses affinitĂ©s rĂ©elles avec son partenaire. D’autre part, ils devaient se livrer, sur un ordinateur, Ă  un exercice faisant appel aux rĂ©flexes rĂ©pĂ©titivement, une photo du conjoint Ă©tait montrĂ©e une courte fraction de seconde, immĂ©diatement suivie d’un mot - comme "gĂ©nial" ou "affreux", par exemple - qu’il fallait spontanĂ©ment qualifier de "positif" ou de "nĂ©gatif".La pertinence des rĂ©ponses - les rĂ©ponses rĂ©flĂ©chies faites au questionnaire tout comme les rĂ©ponses instinctives donnĂ©es lors du test informatisĂ© - a ensuite Ă©tĂ© Ă©valuĂ©e a posteriori. Comment ? Tout simplement en examinant, tous les 6 mois et durant les 4 annĂ©es suivant les tests et en les comparant Ă  l’état rĂ©el des relations dans le couple. Un inconscient plus perspicace Premier constat les sentiments exprimĂ©s par les participants en rĂ©ponse au questionnaire initial n’ont reflĂ©tĂ© que mĂ©diocrement l’état avĂ©rĂ© de la situation ultĂ©rieure. DeuxiĂšme constat le test machinal’, lui, a reflĂ©tĂ© fidĂšlement la rĂ©alitĂ©. "Les gens ayant [rĂ©ellement] des sentiments trĂšs positifs envers leur partenaire ont Ă©tĂ© trĂšs rapides pour indiquer que des mots comme 'gĂ©nial' sont positifs, et trĂšs lents pour indiquer que des mots comme 'affreux' sont nĂ©gatifs'", explique le Dr James McNulty, auteur principal de l’étude. A l'inverse, dans les couples moins soudĂ©s, les gens rĂ©pondaient rapidement aux mots nĂ©gatifs et plus lentement aux mots "ses tripes" "Tout le monde veut faire un bon mariage. Et au dĂ©but, beaucoup de gens sont capables de se convaincre du fait que c’est le cas, Ă  un niveau conscient. Mais les rĂ©ponses automatiques, viscĂ©rales, sont moins influencĂ©es par ce que les gens veulent penser. Vous ne pouvez pas [dans ce dernier cas] donner une rĂ©ponse positive en ayant seulement des vƓux pieux", ajoute le Dr McNulty. "Si les gens peuvent sentir que leurs tripes’ leur disent qu'il y a un problĂšme, alors ils peuvent approfondir et peut-ĂȘtre mĂȘme bĂ©nĂ©ficier de l'aide d’un conseiller matrimonial", conclut le Dr McNulty. Introduction Le mot "inconscient" et le mot "connaissance" semblent antinomiques. Ce qui est inconscient est ce qui Ă©chappe Ă  la conscience et donc ce qui Ă©chappe Ă  toute possibilitĂ© de connaissance. Mais la question, telle qu'elle est formulĂ©e suppose qu'on pourrait connaĂźtre l'inconscient, non pas directement, mais indirectement. Nous nous demanderons dans un premier temps ce qu'est l'inconscient, puis si l'on peut connaĂźtre l'inconscient et enfin quel intĂ©rĂȘt il y a Ă  connaĂźtre l'inconscient. 1. Qu'est-ce que l'inconscient ? La notion d'inconscient remet en cause la conception classique d'un homme maĂźtre de lui grĂące Ă  sa conscience. L’homme serait au contraire dĂ©terminĂ© par des forces obscures, auxquelles il ne pourrait pas avoir accĂšs. Pour Descartes, l'esprit s'identifiait avec la conscience, avec la pensĂ©e claire et distincte. On pouvait avoir accĂšs, par la conscience, Ă  tout ce qui se passe en nous, sans possibilitĂ© d'erreur. DĂšs le XVIIĂšme siĂšcle, bien avant Freud, un contemporain de Descartes, Leibniz, a rĂ©pondu Ă  Descartes que cette conception du psychisme humain est insuffisante. Pour Leibniz, contrairement Ă  Descartes, on ne peut pas rendre compte du psychisme, et mĂȘme du comportement en gĂ©nĂ©ral, sans reconnaĂźtre l'existence de pensĂ©es inconscientes. On n'a pas accĂšs Ă  tout ce qui se passe en nous. La pensĂ©e n'est pas toujours pensĂ©e consciente nous pensons toujours mais nous n'avons pas conscience de toutes nos pensĂ©es. Freud Ă©labore le concept d’un inconscient, instance Ă  la fois psychique et distincte de la conscience, qui a ses propres structures et ses propres lois de fonctionnement et d’action. Dans ce qu'il appelle la "topique" reprĂ©sentation spatiale du psychisme humain, Freud compare l'appareil psychique Ă  une maison Ă  trois Ă©tages. Ces trois parties conscient, prĂ©conscient, inconscient dans la premiĂšre topique/ moi, surmoi, ça dans la seconde se distinguent l'une de l'autre et possĂšdent leurs propres contenus et lois de fonctionnement, le plus souvent en conflit. Pour Freud, l'inconscient est l'ensemble des dĂ©sirs les plus primitifs, souvent sexuels, qu'ils soient refoulĂ©s ou originaires, constitutifs de tout homme. En gĂ©nĂ©ral, on dit que ce sont des dĂ©sirs refoulĂ©s dans l'enfance qui le constituent. Ce qui est nouveau, c'est que l'inconscient freudien est "agissant" il est dotĂ© d'une Ă©nergie qui le pousse vers le haut, et de rĂ©sistance formĂ©e par des conflits continus, et a un contenu propre des dĂ©sirs refoulĂ©s. C'est donc une entitĂ© rĂ©elle. Le concept d'inconscient s'enrichit donc il n'est plus seulement un rĂ©servoir de "contenus" Ă©chappant Ă  la conscience. Ces contenus sont dotĂ©s d'une signification, ils sont acceptables ou non par la conscience, et donc, "refoulĂ©s" par la conscience dans l'inconscient. L'inconscient a donc acquis, par rapport Ă  la tradition classique, un sens positif lieu psychique qui a ses contenus reprĂ©sentatifs spĂ©cifiques, une Ă©nergie et un fonctionnement propre. Ce n'est pas latent, mais "interdit de citĂ©" c'est ce que la conscience ne veut pas savoir, et cela, parce que "ça" va contre nos valeurs morales. On ne peut donc pas y accĂ©der facilement. 2. Peut-on connaĂźtre l'inconscient ? L'inconscient n'est pas une chose, il n'est pas de l'ordre des phĂ©nomĂšnes directement observable. On ne peut donc pas, Ă  proprement parler le connaĂźtre Ă  la maniĂšre des phĂ©nomĂšnes qu'observent des sciences comme la physique, l'astronomie ou la biologie. L'hystĂ©rie, les lapsus, les actes manquĂ©s, les rĂȘves, tous ces comportements qui auparavant Ă©taient considĂ©rĂ©s soit comme banals, soit comme absurdes donc sans signification sont les moyens qu'a trouvĂ©s l'inconscient pour se faire entendre, pour s'exprimer. Par lĂ , on satisfait en quelque sorte symboliquement nos dĂ©sirs rĂ©primĂ©s. Mais lĂ  oĂč l'inconscient se manifeste le plus, c'est la nuit pendant le sommeil. Alors, la censure laisse se manifester les contenus inconscients, qui font surface dans les rĂȘves. Comme le dit Freud dans Introduction Ă  la psychanalyse, le rĂȘve est la voie royale qui mĂšne Ă  l'inconscient. "le rĂȘve est la satisfaction inconsciente et dĂ©guisĂ©e d’un dĂ©sir refoulĂ©" satisfaction dĂ©guisĂ©e pour que justement la conscience en laisse Ă©merger des fragments plus ou moins nombreux et cohĂ©rents, dans lesquels elle ne reconnaĂźt pas ce qu’elle avait d’abord refoulĂ©. D’oĂč cette satisfaction au rĂ©veil satisfaction liĂ©e au sentiment, Ă  l'impression, d'avoir rĂ©alisĂ© un dĂ©sir, et d’avoir pu tromper la conscience. On peut donc connaĂźtre l'inconscient en analysant nos rĂȘves, en cherchant sous le contenu apparent, le contenu latent cachĂ© du rĂȘve. 3. Quel intĂ©rĂȘt y a-t-il Ă  connaĂźtre l'inconscient ? L'enjeu est de nous inciter Ă  rĂ©flĂ©chir honnĂȘtement sur la nature de nos dĂ©sirs et les vĂ©ritables motifs de nos pensĂ©es et de nos actions pour cesser de nous mentir Ă  nous-mĂȘmes. Nous devons mettre de cĂŽtĂ© notre "amour propre" et abandonner "la bonne opinion que nous tenons Ă  avoir de nous-mĂȘmes" pour regarder nos dĂ©sirs en face, non pas pour les assouvir systĂ©matiquement au dĂ©pens des autres, comme GygĂšs dans le mythe de Platon, mais pour faire en sorte que nos dĂ©sirs inconscients deviennent conscients. La connaissance de soi-mĂȘme, des souvenirs refoulĂ©s dans l'inconscient, la reconnaissance des pulsions inavouables du "ça" l'inconscient doivent nous aider en les nommant Ă  exorciser nos dĂ©sirs en Ă©clairant leur provenance et Ă  nous libĂ©rer des "monstres" qui sommeillent en nous. Freud oppose les "arguments logiques" et les "intĂ©rĂȘts affectifs" les arguments logiques, ce sont les raisonnements conformes Ă  la raison, au bon sens ; les intĂ©rĂȘts affectifs, ce sont les dĂ©sirs profonds, les Ă©motions, les sentiments. Selon Freud, les arguments logiques ne peuvent rien contre les intĂ©rĂȘts affectifs. Ce point de vue rejoint celui de Spinoza dans l'Ethique la raison ne peut rien contre le dĂ©sir, mais seulement un dĂ©sir plus fort. La dĂ©faite de la raison face aux passions et au dĂ©sir vient de l'opposition entre le "principe de rĂ©alitĂ©" et le "principe de plaisir"... Le principe de plaisir a toujours tendance Ă  l'emporter sur le principe de rĂ©alitĂ©. On peut vĂ©rifier la justesse de ce point de vue dans le domaine de la passion amoureuse et dans celui des passions nationalistes Ă©voquĂ©es par Freud dans les ConsidĂ©rations actuelles sur la guerre et sur la mort, paru en 1915, durant la premiĂšre Guerre mondiale. Comme chacun sait "l'amour rend aveugle" "le cƓur a ses raisons que la raison ignore", dit Pascal et aucun raisonnement ne peut convaincre quelqu'un "qu'il a fait le mauvais choix" s'il est profondĂ©ment amoureux, car nos "choix" amoureux - on a tort de parler de "choix" quand c'est le dĂ©sir qui choisit et non la raison - dĂ©pendent bien souvent d'intĂ©rĂȘts inconscients sur lesquels les arguments logiques n'ont pas de prise. Cette prĂ©pondĂ©rance de la vie affective sur l'intellect, le fait, comme le dit Freud que la vie intellectuelle est entiĂšrement sous la dĂ©pendance de la vie affective justifie selon lui la pratique psychanalytique au niveau individuel pour dĂ©nouer les conflits entre le "moi" et le "ça" en aidant le patient Ă  prendre conscience de ses motivations inconscientes. Mais Freud est Ă©galement prĂ©occupĂ© par les "nĂ©vroses collectives" comme les passions nationalistes qui sĂ©vissent autour de lui et dont il constate les effets destructeurs. A l'instar d'Emmanuel Kant dans son Projet de paix perpĂ©tuelle, Freud se demande s'il est possible d'Ă©viter la guerre et d'empĂȘcher les hommes de sombrer dans la barbarie. Au cours de la cure psychanalytique, on donne le nom de rĂ©sistance Ă  tout ce qui, dans les actions et les paroles de l’analysĂ©, s’oppose Ă  l’accĂšs de celui-ci Ă  son inconscient. Par extension, Freud a parlĂ© de rĂ©sistance Ă  la psychanalyse pour dĂ©signer une attitude d’opposition Ă  ses dĂ©couvertes en tant qu’elles rĂ©vĂ©laient les dĂ©sirs inconscients et infligeaient Ă  l’homme une vexation psychologique » vocabulaire de la psychanalyse. Freud dit que les propriĂ©tĂ©s essentielles de l’inconscient sont le refoulement opĂ©ration par laquelle le sujet cherche Ă  repousser ou Ă  maintenir dans l’inconscient des reprĂ©sentations pensĂ©es, images, souvenirs, liĂ©es Ă  une "pulsion" et la pulsion processus dynamique consistant dans une poussĂ©e - charge Ă©nergĂ©tique, facteur de motricitĂ© qui fait tendre l’organisme vers un but. Il y a des conflits entre conscience et inconscient, les contenus inconscients cherchant Ă  sortir pour reparaĂźtre Ă  la conscience, et la conscience y oppose la force de son refus. Jacques Lacan, disciple de Freud et principal reprĂ©sentant de la psychanalyse en France, insiste sur la rĂ©sistance de l'analyste et parle de la rĂ©sistance comme d'un refus de jouer le jeu de l'analyse. La notion de "rĂ©sistance" est fondamentale dans le processus psychanalytique, avec la notion de "transfert". La rĂ©sistance et le transfert ont d'abord Ă©tĂ© perçus de maniĂšre nĂ©gative par Freud lui-mĂȘme car ils semblaient empĂȘcher la cure d'avancer ; Freud a compris par la suite que ces deux phĂ©nomĂšnes Ă©taient inĂ©vitables car liĂ©s au fonctionnement-mĂȘme de la psychĂ© et aux rapports entre le moi et le ça et pouvaient contribuer au processus de guĂ©rison, l'obstacle pouvant se muer en instrument thĂ©rapeutique la rĂ©sistance, ainsi que la dĂ©nĂ©gation Verneinung ou le dĂ©ni qui est une forme de rĂ©sistance particuliĂšre, permet de cerner le complexe dont elle est le symptĂŽme, au mĂȘme titre que les rĂȘves, les actes manquĂ©s et les lapsus. Freud donne l'exemple d'un "homme intelligent" qui est sous l'emprise de la passion amoureuse ou nationaliste. L'amour est une force positive, un puissant auxiliaire au service de la vie, mais il peut aussi obscurcir notre jugement et se muer en passion destructrice. Il est bon d'aimer son pays, mais non de dĂ©tester les autres. Lors du dĂ©roulement de la cure psychanalytique, l'analyste va se heurter Ă  la "rĂ©sistance" de l'inconscient les dĂ©sirs refoulĂ©s d'un homme intelligent qui souffre d'une passion de ce genre car il ne veut pas que soit mis au jour les "vraies raisons" qu'il a d'agir et de penser comme il le fait. En effet, notre inconscient est fonciĂšrement conservateur et n'a pas envie de changer. Cependant, le sujet peut rĂ©ussir, avec l'aide de l'analyste, Ă  lever la rĂ©sistance, au bĂ©nĂ©fice de son intelligence et de sa facultĂ© de comprendre, en laissant parler l'inconscient par la mĂ©thode des "associations libres", par exemple en Ă©voquant un souvenir d'enfance ou un rĂȘve. La dimension Ă©thique de la psychanalyse Freud n'a pas fait l'apologie de l'irrationnel, et des "forces obscures" de la libido et de l'instinct de mort dont il se mĂ©fiait comme de la peste et dont il avait prĂ©dit les ravages prĂ©sents et Ă  venir. HĂ©ritiĂšre de la "Haskala" judaĂŻsme des LumiĂšres, la psychanalyse est une volontĂ© de faire Ă©merger le sujet, ce n'est pas une descente Ă  la cave, mais une montĂ©e vers la lumiĂšre "Wo Es war, soll Ich werden." "LĂ  oĂč c'Ă©tait, je dois advenir" "Partout oĂč/ Chaque fois qu'/ il Ă©tait inconscient, un Ă©lĂ©ment doit parvenir Ă  la conscience du Moi. "Es ist Kulturarbeit wie die Trockenlegung der Zuydersee."... "C'est un travail de civilisation, comme l'assĂšchement du Zuydersee.", ajoute Freud. La connaissance de soi-mĂȘme, des souvenirs refoulĂ©s dans l'inconscient, la reconnaissance des pulsions inavouables du "ça" l'inconscient doivent nous aider en les nommant Ă  exorciser nos dĂ©sirs en Ă©clairant leur provenance et Ă  nous libĂ©rer des "monstres" qui sommeillent en nous. Conclusion L'inconscient n'est pas un phĂ©nomĂšne observable. On ne peut donc pas le connaĂźtre directement Ă  la maniĂšre des phĂ©nomĂšnes qu'observe ou que crĂ©e la science dans les laboratoires. Le type d'expĂ©riences que l'on peut faire n'est pas reproductible et on a pu dire que l'inconscient ne relevait pas du savoir, mais de l'interprĂ©tation. Pourtant, des phĂ©nomĂšnes comme les rĂȘves les lapsus, les actes manquĂ©s montrent qu'il y a en nous une dimension cachĂ©e qui Ă©chappe Ă  notre conscience. ConnaĂźtre cette dimension cachĂ©e et agissante qui influence notre vie affective est un enjeu majeur. L'analyse du professeur La psychanalyse freudienne est cĂ©lĂšbre pour avoir construit l’hypothĂšse de l’inconscient, et mis ainsi au jour un systĂšme thĂ©orique limitant le pouvoir que l’individu conscient prĂ©tend avoir sur ses actions. Souvent dĂ©criĂ©, ce systĂšme thĂ©orique ne se veut pourtant pas un systĂšme absolu, qui passerait implicitement, mais fermement, de l’hypothĂšse Ă  la certitude. Tout au contraire, Freud montre que l’inconscient est une hypothĂšse qui permet Ă  la fois de mieux analyser l’action de l’homme, et de fournir Ă  chacun les outils pour s’affranchir des dĂ©terminismes psychiques qui pĂšsent sur la rĂ©alisation des actes. Une tension caractĂ©rise toutefois le jeu de ces deux atouts de l’analyse de Freud. D’une part, comme explication thĂ©orique, l’hypothĂšse de l’inconscient affirme clairement que le moi conscient n’est pas maĂźtre dans sa propre maison, et risque d’ĂȘtre le jouet de la tyrannie d’un autre lui-mĂȘme inconscient. Mais d’autre part, la possibilitĂ© de la thĂ©rapie psychologique semble indiquer la possibilitĂ© de ne pas accepter le dĂ©terminisme inconscient, et de s’en libĂ©rer. L’idĂ©e d’inconscient exclut-elle celle de libertĂ© ? InterprĂ©tĂ©e de façon littĂ©rale, cette question semble appeler une rĂ©ponse Ă©vidente si l’idĂ©e d’inconscient a une quelconque rĂ©alitĂ©, elle implique nĂ©cessairement l’exclusion de la libertĂ©, puisque l’homme est le jouet d’une force occulte qu’il ne peut apprĂ©hender consciemment. La question semble toutefois plus complexe, dans la mesure oĂč les deux idĂ©es ne sont pas nĂ©cessairement antithĂ©tiques, si tant est qu’elle ne soient pas affirmĂ©es ensemble. Autrement dit, l’idĂ©e d’inconscient pour pousser un homme Ă  rĂ©affirmer sa libertĂ© effective. DĂšs lors, le problĂšme qui se pose est celui de savoir dans quelle mesure l’idĂ©e d’inconscient peut ĂȘtre Ă  l’origine d’une prise conscience, et d’une action contre les effets de l’inconscient. Nous chercherons tout d’abord Ă  montrer que l’idĂ©e d’inconscient semble par dĂ©finition s’opposer Ă  celle de libertĂ©, dans la mesure oĂč le fait de rĂ©aliser la prĂ©sence de l’inconscient en soi impliquerait la nĂ©gation de son pouvoir de libertĂ© I. Ce constat nous engagera toutefois Ă  rĂ©flĂ©chir aux possibilitĂ©s thĂ©rapeutiques qui s’offre alors Ă  celui qui prend conscience de son inconscient. Nous nous attacherons ainsi Ă  montrer que la libertĂ© passe par une prise en compte du poids de l’inconscient dans l’affirmation de la responsabilitĂ© II. ... François ROUSTANG 1923-2016Hypnos en grec signifie sommeil. De quel sommeil s’agirait-il lorsque l’état d’hypnose est rĂ©alisĂ© ? De la mise en veilleuse de la conscience claire et distincte que l’on peut nommer aussi conscience consciente ou esprit conscient au profit de l’éveil d’une conscience conscience est dite consciente conscious awareness dans la mesure oĂč elle est restreinte, car elle ne peut porter son attention qu’à un nombre limitĂ© d’ conscience est dite inconsciente unconscious awareness dans la mesure oĂč elle supporte la totalitĂ© des souvenirs, des perceptions des sens externes et internes, des rĂ©sultats et des possibilitĂ©s d’apprentissage. Ces Ă©lĂ©ments sont trop nombreux – ils sont infinis – pour ĂȘtre distinguĂ©s par la conscience consciente elle s’en trouve donc conscience inconsciente qui supporte ce grand nombre peut ĂȘtre identifiĂ©e Ă  la totalitĂ© de la personne incarnĂ©e, donc au corps vivant en tant qu’il est esprit. Cette conscience inconsciente pourrait tout aussi bien ĂȘtre appelĂ©e vigilance vigilance restreinte et vigilance gĂ©nĂ©ralisĂ©e, il existe tous les degrĂ©s possibles de vigilance. Ce qui pourrait faire comprendre que l’on dĂ©finisse l’hypnose comme un Ă©tat modifiĂ© de conscience. Encore faudrait-il souligner qu’il ne s’agit plus de la conscience proprement dite Ă  laquelle se rĂ©fĂšre le sens de l’hypnose est le passage de la vigilance restreinte Ă  la vigilance gĂ©nĂ©ralisĂ©e. Ce passage qui est toujours le fruit d’un accord ou d’une dĂ©cision du patient, est favorisĂ© par diverses techniques fixation du regard, attention portĂ©e aux diffĂ©rentes parties du corps, confusion, etc. et par l’état de vigilance gĂ©nĂ©ralisĂ©e dans lequel se trouve le thĂ©rapeute. C’est par ces techniques et par cet Ă©tat que le thĂ©rapeute peut ĂȘtre dit user de suggestion. Le pouvoir du thĂ©rapeute a donc pour fondation la largeur et l’intensitĂ© de sa veille gĂ©nĂ©ralisĂ©e. LĂ  oĂč les modifications opĂ©rĂ©es par l’exercice de l’hypnose peuvent ĂȘtre comprises comme la transformation de la rigiditĂ© des habitudes, enregistrĂ©es par l’esprit conscient, en souplesse et fluiditĂ© grĂące Ă  l’expĂ©rience de la complexitĂ© et de la force de la vigilance inconscient met Ă  la disposition du patient les nouvelles possibilitĂ©s et capacitĂ©s qui vont lui permettre de cette perspective, il est facile d’admettre que l’hypnose puisse ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme mĂ©dicale. Elle est en effet capable de guĂ©rir certains troubles ou comportements nocifs contrĂŽle de la douleur, addictions, difficultĂ©s alimentaires, dysfonctionnements psychiques ou psycho-somatiques. Quelqu’un, par exemple, voudrait bien ne plus fumer. Son passage par la vigilance gĂ©nĂ©ralisĂ©e lui permettra d’une part de mesurer et d’approfondir le degrĂ© de sa dĂ©termination, d’autre part de prendre appui sur des forces et des intĂ©rĂȘts nouveaux qu’il ne soupçonnait pas et qui rendent dĂ©risoire en comparaison le plaisir de la cigarette. L’hypnose guĂ©rit alors parce que, modifiant le contexte d’une habitude, elle en dĂ©truit le est aussi mĂ©dicale, au sens traditionnel du terme, car elle est une maniĂšre privilĂ©giĂ©e de dĂ©velopper certains aspects de cette pratique la prĂ©sence du mĂ©decin, son attention au patient, l’échange entre patient et mĂ©decin. On sait que ces traits constituent le premier remĂšde et rendent possible l’efficacitĂ© des autres lire Ă©galement Il suffit d’un geste » de François Roustang, Editions Odile Jacob, L’Hypnose MĂ©dicale » 2003 sous la direction du Dr J-Marc Benhaiem, Editions Med-Line L’Hypnose aujourd’hui » 2005 sous la direction du Dr J-Marc Benhaiem, Editions In-Press Oubliez le tabac! » 2005 du Dr J-Marc Benhaiem, Editions Albin Michel L’Hypnose qui soigne » 2006 du Dr J-Marc Benhaiem, Editions Josette Lyon Savoir attendre » 2006 de François Roustang, Editions Odile Jacob Enfin je maigris » 2008 du Dr J-Marc Benhaiem, Editiond Albin Michel Le secret de Socrate » 2009 de François Roustang, Editions Odile Jacob L’Hypnose ou les portes de la guĂ©rison » 2012 du Dr J-Marc Benhaiem Le guide de l’Hypnose » 2015 sous la direction du Dr J-Marc Benhaiem, Editions In-Press Zen et Hypnose » 2016 du Dr J-Marc Benhaiem, photos Harry Benhaiem, Editions de La MartiniĂšre Hypnose-toi Toi-MĂȘme! » 2019 du Dr J-Marc Benhaiem, Editions Flammarion ArrĂȘter de fumer sans se prendre la tĂȘte» 2021 coffret CD du Dr J-Marc Benhaiem, Editions First

l inconscient n est il qu une conscience obscurcie